Docteur Anil SACDPRASEUTH
Tradi – Médecin & Acupuncteur
[V° aussi actualité 6 - F. Vialla
Mtre de Conférences, -Droits des patients-
Revue droit & santé, septembre 2009, N° 31, p.439-441.]
Santé et développement durable, sont-il compatibles ? Il apparaît qu’aucune de ces connaissances ne peut se prétendre supérieure à l’autre puisqu’elles sont complémentaires.
Sur le plan du Droit et de l’éthique le « rôle » et le « rêve » du Médecin n’est-il pas de pouvoir guérir le malade ? Mais
comment, de quelles manières ? Par, la médecine moderne (I) dite Scientifique (A) qui parle de Diagnostic et qui ferait de la prévention (B) ; par, les médecines traditionnelles (II) ou traitements anciens (tradimédecine), dont les connaissances pourraient bien devenir une composante essentielle de la médecine post moderne de demain (III).
I - La médecine moderne
La médecine moderne, alors qu’il ne fait qu’un état des lieux à l’aide de moyens classiques (examen clinique, examen microscopique de tissus malade, culture de germes pathogènes, dosage de constantes biologiques
du sang et de différent liquide de l’organisme…) et des moyens de plus en plus performants en imagerie (radiographie, scanner, Irm, petscan,
etc.). Puis elle va baptiser ce procès verbal d’eczéma, d’arthrose, de polyarthrite rhumatoïde, de tumeur cancéreuse, de dépression nerveuse…, la médecine moderne, dite scientifique, parle
de diagnostic et de traitement sans savoir pourquoi et comment ces manifestations sont apparues (A), et va prétendre logiquement,
faire de la prévention puisque, Diagnostic il y a (B) .
A – Du Diagnostic au Traitement.
Toute cette prouesse technique destinée à traquer la lésion, donne l’impression d’un PROGRES donc d’un
mieux aux yeux de l’étudiant et du téléspectateur. Malheureusement, ce n’est qu’un progrès technique de la photographie qui n’a nullement fait progresser la Médecine moderne dans le fond :
les images obtenues par scanner ou « IRM » sont loin d’apporter le véritable diagnostic et ne permettent pas non plus d’instaurer un traitement curatif approprié. L’eczéma, par exemple,
comme toute ‘’Maladie’’ n’est qu’une expression matérielle d’un dysfonctionnement de l’organisme en question, dysfonctionnement occasionné par la
combinaison de plusieurs facteurs dont le mental se montre comme le facteur essentiel, si l’on veut bien écouter le malade et son corps. Une question se pose alors : existe-t-il un ouvrage
moderne traitant des relations entre le corps et le mental à la faculté de médecine afin que le soignant puisse prendre en charge le malade dans son ensemble ?
La Médecine Moderne parle aussi de traitement Curatif, alors qu’il n’est que
symptomatique surtout pour les maladies dites "chroniques" ; si, par définition, guérison égale retour à un état de bien-être asymptomatique après la fin ou l’arrêt du traitement.
Ainsi la lésion cutanée de l’eczéma entraîne une démangeaison et une inflammation qui seront alors calmées par une pommade ayant une double action : antiprurigineuse et anti-inflammatoire.
La guérison va alors dépendre de la capacité de l’organisme à s’autoréguler et à s’auto défendre. De même, la guérison du malade dans le cas du traitement d’une ‘simple’ angine par un
antibiotique sera également due à la performance de ses défenses naturelles ou plus savamment parlant de son système immunitaire.
B .Du Diagnostic à la Prévention :
Comment peut-on faire de la prévention
si l’on ne connaît ni le pourquoi ni le comment de l’installation des maladies ? Il est vrai que le dépistage précoce de certaines
maladies existe, mais ce n’est nullement de la prévention.
Le pourcentage des problèmes allergiques
est passé de 4-5% à 30% de la population en l’espace de trente ans. Que dire du Cancer et
autres maladies. S’il y a eu prévention, on peut dire qu’elle a échoué.
Les personnes qui sont atteintes d’une maladie
chronique s’aperçoivent que la Médecine n’a pas fait d’énorme progrès dans le fond depuis quelques décennies. Y a t’il une recherche fondamentale ? Qui est légalement ou humainement chargé de cette recherche ?
La « démocratie à la française »
nous semble-t-il, a nommé des professeurs du service public pour accomplir cette tâche. Qu’en est-il vraiment, puisque il n’y a
toujours aucune réponse au questionnement du corps médical sur le pourquoi et le comment des maladies. Le plus décevant, au bout de sept années d’étude pour obtenir le diplôme de médecin et de
quelques années d’exercice, c’est de s’apercevoir que la faculté ne nous a pas appris à soigner les malades dans le but de les guérir, ni à faire de
la Prévention puisqu’en pratique tout se résume à la subordination, à un dogme du savoir scientifique
qui dicte la mode à suivre en fonction des molécules chimiques en promotion. En effet, la médecine est devenue également une industrie comme
l’industrie agroalimentaire, l’industrie vestimentaire, l’industrie de l’automobile… l’industrie qui entraîne la "disparition-interdiction" du travail artisanal donc d’une certaine
"liberté-responsabilité" de choix, d’une qualité durable synonyme d’un service de proximité qui s’amenuise.
II - La médecine traditionnelle
Cette médecine, pourrait bien devenir une composante essentielle de la médecine post moderne de
demain. Les médecines ou traitements anciens (A) dont
l’herboristerie française fait partie, sont des connaissances qui sont basées sur des observations d’une grande finesse (B)
A - Les médecines ou traitements anciens
De ces observations, de l’homme par l’homme, au sein de la nature dont il fait partie, sont
nées les médecines naturelles de tous les pays, en particulier la Médecine ayurvédique de l’Inde que nous retrouvons au Laos et la Médecine traditionnelle chinoise dont les racines sont
partiellement indiennes.
B - la médecine chinoise : des observations d’une grande finesse de l’homme par l’homme
Prenons l’exemple de la médecine chinoise
dont les données empiriques sur la physiologie, la physiopathologie concordent avec les
connaissances scientifiques modernes. Elles révèlent même des relations inconnues entre les organes, les entrailles et le psychisme. Elles nous parlent aussi de la formation et de l’action de
l’énergie dite de défense au sein de l’organisme, des relations de l’organisme avec l’environnement : froid, chaleur, humidité, vent ; les
saisons ; les couleurs ; les sons sans oublier l’alimentation, élément primordial de la santé et de la véritable prévention, élément
secondaire voir inexistant en médecine moderne et sous la responsabilité depuis peu de la publicité de l’agro-alimentaire dont le mot Santé semble en être le fondement.
Le Médecin doit-il s’occuper de la Santé qui dépend du Ministère de la Santé ou doit-il s’occuper que de la Médecine qui dépend du ministère de l’éducation
nationale ?
Une autre relation, qui semble essentielle à étudier en médecine, c’est la relation entre le Corps-(matériel relatif) et
le Mental-(immatériel relatif), relation que nous expose la médecine traditionnelle chinoise et quasi inexistante en médecine moderne. Or, ce qui est merveilleux pour le thérapeute, c’est l’aboutissement de ces données abstraites, empiriques : elles nous offrent des solutions thérapeutiques curatives et préventives sans effets secondaires.
III - La Médecine
Post-moderne
La médecine post-moderne, pourrait être, la médecine qui saura adapter un traitement faisant appel aux connaissances scientifiques et aux connaissances empiriques. Aucunes
de ces connaissances ne peut se prétendre supérieure à l’autre, puisqu’elles sont complémentaires.
Sur le plan du Droit et de l’éthique le rôle et le « rêve » du Médecin n’est-il pas de pouvoir guérir le malade. Dans l’affirmative qui doit faire des recherches dans ce
sens, si ce n’est pas le service public et l’ensemble du corps médical, sans aucun but lucratif, ce pour compléter ou contrer la recherche des laboratoires privés, recherche nécessaire, mais
cantonnée aux produits chimiques à action symptomatique et donc à but très lucratif, C’est uniquement avec ces médicaments que la médecine Moderne traite ce qu’elle appelle Maladie :
un eczéma, un ulcère à l’estomac, une angine, une hépatite virale, une arthrose, une polyarthrite
rhumatoïde, une sclérose en plaque…., une dépression, une schizophrénie.
Pour faire le Diagnostic, le médecin va se reposer dans la quasi totalité des cas sur des procédés appelés examens complémentaires. Les résultats seront comparés à une
image dite normale, à une liste de chiffres provenant d’un calcul scientifique de la normalité.
Une fois le diagnostic posé, une prescription de médicaments est mise sur ordonnance. Le médecin "ordonne" des produits chimiques figurant dans un livre rouge communément
appelé le Vidal et qui se trouve sur le bureau du généraliste, du spécialiste et du professeur en médecine. Dans ce recueil se trouvent répertoriés des produits chimiques dont l’efficacité aurait
été scientifiquement démontrée de façon unitaire.
Ainsi le patient dit « chronique » pourra passer de l’un à l’autre médecin dans l’espoir de
trouver le Traitement miracle en attendant que les effets secondaires toxiques ou l’échec l’amènent à consulter un guérisseur, ou un MEP (médecin à exercice particulier) qui pourra rechercher une
solution en intégrant toutes ses connaissances en allopathie, homéopathie, acupuncture, massage herboristerie, ostéopathie…et autres remèdes de grand’mère dont l’efficacité a été
démontrée par les résultats obtenus chez les malades et par leur longévité bafouée et retrouvée.
La médecine post-moderne en faisant appel à la fois aux connaissances scientifiques et aux connaissances empiriques, ce faisant,
sera celle qui rétablira une relation fraternelle entre le médecin et le patient, tous deux doués d’une raison et d’une conscience.
Ce qui remet en cause l’enseignement de la Médecine
humaine qui devrait également profiter de la médecine vétérinaire voire de la « médecine » des plantes…